ALLOCUTION D'ACCUEIL POUR LA CÉRÉMONIE DU 20ième ANNIVERSAIRE
Rédigée par Catherine Ebbs
Présidente, Comité externe d'examen de la GRC
Le 24 septembre 2008
Bonjour à tous, et bienvenue!
Tout d'abord, j'aimerais remercier tous ceux et celles qui se
sont joints à nous aujourd'hui pour souligner les 20 années que le Comité a
consacrées à faire une contribution qui compte pour les membres de la GRC. Je
suis très fière de voir cette impressionnante assemblée, qui regroupe, en
autres, des personnes provenant des différents secteurs des relations de travail
de la GRC.
J'aimerais souligner la présence de M. Myles Kirvan,
sous-ministre délégué à Sécurité publique Canada, et celle du commissaire
William Elliott. Également présents aujourd'hui sont le sergent d'état-major
Brian Roach et le sergent d'état-major Bob Meredith, membres du Comité exécutif
national du Programme des représentants des relations fonctionnelles.
Je suis particulièrement heureuse d'accueillir parmi nous deux
anciens présidents du Comité externe, soit Mme
Jennifer Lynch, qui est actuellement présidente de la Commission canadienne des
droits de la personne, mais qui a été présidente intérimaire et vice-présidente
du Comité externe de mars 1992 à juillet 1998, et M. Philippe Rabot, qui est
maintenant Commissaire des tribunaux de révision, Régime de pensions du Canada -
Sécurité de la vieillesse, mais qui a été président intérimaire et
vice-président du Comité externe de 1998 à 2001 et président de juillet 2001 à
avril 2005. Merci à vous deux d'être présents aujourd'hui.
J'aimerais aussi souhaiter la bienvenue à trois individus qui
ont agi à titre de Directeur exécutif du Comité, soit M. Simon Coakeley, M.
Bernard Cloutier et M. Garry Wetzel. Votre présence aujourd'hui est bien
appréciée.
De plus, j'ai le grand plaisir de constater que d'anciens
employés sont présents pour se joindre aux membres actuels du personnel du
Comité. La cérémonie d'aujourd'hui vise aussi à souligner votre importante
contribution aux efforts consacrés par le Comité au fil des ans.
Mais voyons d'abord le chemin que nous avons parcouru jusqu'ici.
Comme plusieurs d'entre vous le savent déjà, c'est en 1976 que
l'honorable juge René Marin, qui présidait à cette époque la Commission
d'enquête sur les plaintes du public, la discipline interne et le règlement des
griefs au sein de la Gendarmerie royale du Canada, a proposé de transformer la
façon dont les relations de travail étaient gérées au sein de la GRC.
Le rapport déposé par la Commission a mené, en 1986, à la
modification de la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada et à la mise
sur pied, deux ans plus tard, du Comité externe d'examen de la GRC, chargé de
se pencher, à titre d'organisme indépendant, sur les questions touchant les
relations de travail au sein de la GRC.
L'honorable juge Marin est par la suite devenu le premier
président du Comité externe d'examen de la GRC, et sa contribution à ce poste a
non seulement permis au Comité de prendre son envol, mais aussi de façonner et
établir la vision et l'approche qu'il allait adopter.
La mise sur pied du Comité fut une véritable innovation. Pour la
première fois, les pratiques en matière de relations de travail de la GRC
étaient soumises à l'examen du public. Les membres de la GRC pouvaient désormais
voir leurs griefs, ainsi que leurs appels relatifs à des mesures disciplinaires
et des mesures de renvoi et de rétrogradation rendues à leur endroit, examinés
par un organisme indépendant et impartial. Le fait que les membres du public
avaient maintenant droit de regard sur ces enjeux a ajouté un degré d'
imputabilité et de transparence aux processus liés aux relations de travail.
Au cours des 20 dernières années, le Comité a travaillé
d'arrache-pied à formuler des conclusions et recommandations impartiales et
indépendantes, fondées sur des principes de droit éclairés. Par ses
interventions, le Comité a permis de préciser et d'orienter l'interprétation
de la Loi sur la GRC et son Règlement, ainsi que l'interprétation des
politiques, et a identifié des questions systémiques touchant le milieu de
travail.
Par exemple, les recommandations formulées par le Comité dans
les dossiers de griefs ont mené à des modifications des politiques, dont celle,
entre autres, concernant l'obligation de prendre des mesures d'adaptation pour
les membres atteints d'une déficience, qui a permis d'améliorer le milieu de
travail et la qualité de vie des membres de la GRC.
Au cours des années, le Comité s'est également fait le champion
de l'équité procédurale au sein des relations de travail. Il a travaillé sans
relâche à s'assurer que les membres de la GRC conservent leur droit de se faire
entendre, leur droit à la divulgation raisonnable de certains renseignements,
leur droit à un décideur impartial et leur droit d'obtenir des justifications
suffisantes pour étayer adéquatement les décisions qui les concernent.
En concentrant ses efforts sur l'équité inhérente au processus,
le Comité a contribué à ce que des décisions plus éclairées et meilleures soient
prises à tous les niveaux du processus de relations de travail de la GRC.
Le concept d'équité s'est également trouvé au coeur du
processus d'examen des appels concernant des mesures disciplinaires.
Conformément à la recommandation centrale formulée par l'honorable juge Marin
dans son rapport, selon laquelle le système de mesures disciplinaires de la
Gendarmerie devrait être axé davantage sur la réparation que sur la punition, le
Comité a reconnu la valeur significative qu'apporte chacun des membres à la
Gendarmerie et favorisé l'établissement d'un système axé sur la correction et la
réhabilitation, plutôt que sur la punition.
Le Comité a adopté une position très solide concernant ces
enjeux. Dans son « Rapport préliminaire sur les
processus disciplinaires et les techniques de résolution des conflits au sein de
la GRC », publié en 2001, le Comité proposait de
modifier la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada afin d'accroître
l'éventail des sanctions pouvant être administrées par un comité d'arbitrage,
une recommandation qui a été reprise dans les rapports du Groupe de travail
Brown et de la Commission présidée par M. Lordon.
Une partie infime, mais tout aussi importante, des efforts du
Comité a aussi porté sur les appels concernant les décisions de renvoi et de
rétrogradation. Encore une fois, le Comité s'est fondé sur le principe d'équité
pour formuler ses conclusions et ses recommandations, qui mettent en lumière
l'importance du rôle qu'a la Gendarmerie de fournir un soutien adéquat à ses
membres, lorsqu'ils font face à des problèmes de rendement et aux conséquences
sur leur carrière qui peuvent en découler.
Outre son travail consacré à l'étude des cas, le Comité a
entrepris divers efforts de liaison afin que les membres du personnel et de la
direction de la GRC ainsi que les intervenants et les membres du public soient
au fait de l'importante contribution qu'il a fournie dans le but d'améliorer les
relations de travail au sein de la GRC. Ces efforts se sont traduits par la
publication de nos Communiqués, tous les trois mois, et la mise sur
pied de notre site Web très complet, fournissant des résumés de toutes les
conclusions et recommandations du Comité, des résumés des décisions subséquentes
du commissaire et des articles rédigés par le personnel sur des sujets touchant
leur travail.
Le maintien d'un dialogue continu avec les intervenants
constitue également un élément central de nos efforts de liaison. Au cours des
récentes années, le Comité a rencontré le commissaire, des représentants des
relations fonctionnelles, et des représentants de la GRC qui font partie du
processus touchant les relations de travail. Ces rencontres ont permis de
communiquer des renseignements sur les travaux du Comité et de comprendre le
milieu dans lequel il évolue.
Afin que le Comité soit considéré comme un véritable partenaire
et un responsable de l'avancement des relations de travail au sein de la GRC, il
est important que nos croyances et nos valeurs soient communiquées aux membres
du public. À cette fin, le Comité a fait des présentations devant la Commission
Arar, le Groupe de travail Brown et le Comité permanent des comptes publics pour
les sensibiliser davantage aux enjeux touchant les relations de travail au sein
de la GRC.
En terminant, je tiens à vous dire que l'objectif du Comité, qui
est de contribuer au maintien de relations de travail positives au sein de la
GRC et, de ce fait, de fournir une contribution qui compte pour ces membres,
demeure tout aussi important et pertinent qu'il y a 20 ans.
Nous souhaitons remercier tous ceux et celles qui ont travaillé
avec nous par le passé et nous prévoyons rencontrer de nouveaux intervenants et
de travailler avec eux au cours des prochaines années.
Le Comité est extrêmement fier de la contribution qu'il a
fournie au cours des 20 dernières années et il voit l'avenir des relations de
travail au sein de la GRC avec enthousiasme et optimisme.
Je vous remercie.